28.10.2007

La Télévision : Opium du peuple ou lucarne sur la connaissance ?

Café-Philo du 27 octobre 2007 par Ursula Houziaux

La télévision obéit à une logique de fonctionnement mercantile dont l’enjeu essentiel est la prise d’influence sur le cerveau du spectateur. Ainsi Mr Lelay, ancien PDG de TF1, a dévoilé dans un excès de franchise inestimable que son souci principal est de vendre «  du cerveau disponible » pour les annonceurs publicitaires.

Frédéric Beigbeider compare la Télévision au retour de la caverne de Platon où l’Homme contemple - en guise d’ombres sur le mur - son écran cathodique qui lui donne –t- à voir une réalité qui n’en est pas une.

Dans la même verve, mais à l’opposé, Jean Baudrillard spécule que le vrai bonheur est peut-être niché dans ce monde par procuration que constitue la vision de la vie à travers l’écran en nous épargnant le contact avec la vulgaire réalité.

Tous les penseurs du vingtième siècle et d’avantage du siècle nouveau ont essayé de sonder le rapport le l’Être Humain avec son image et plus récemment avec ce que peut lui servir de référence de représentation de lui-même.

Ainsi Alain Finkelkraut diagnostique –t- il la disparition de l’image de l’autre derrière la somme des images produites par les médias.

Marie-José Mondzain va encore plus loin en constatant que « …la marchandisation du visible signe l’arrêt de mort de l’image (dans le sens de la représentation symbolique et significative) ».

Bernard Stiegler essaie de trouver un rapport réaliste à la donne indéniable de l’existence de la technologie dans notre vie aujourd’hui : pour lui la question n’est plus si l’artefact est acceptable mais bien plus : quel rapport acceptable trouver avec ce même artefact ?

Comment expliquer tant de méfiance et de défiance envers cette télévision dont si peu de concitoyens veulent ou peuvent se passer désormais ?

N’est-ce pas indéniable qu’elle permet à chacun d’entre nous de prendre connaissance d’une foule de sujets qui autrement resterons ignorés de nous car hors de notre propre champ de vision ? N’est-ce pas à travers la télévision que nous apprenons l’état du monde comme si nous y étions, que nous voyageons à travers le monde et nous partons à l’aventure ?

C’est en constatent une telle ambiguïté qu’il s’impose de considérer de plus près le sujet de notre café-philo :

La connaissance est la faculté de comprendre, le fruit d’une étude ou d’une pratique, et de Percevoir qui signifie d’une part : saisir par l’esprit ou par les sens (donc activement), d’autre part : recevoir, recueillir (passivement)

Opium signifie au sens littéraire ce qui agit à la manière d’une drogue en apportant l’oubli, en causant un engourdissement moral ou intellectuel. Autrement dit : en rendant l’individu étranger à lui-même et incapable de trouver un rapport avec sa propre identité. 

Ces caractéristiques mis en rapport avec notre expérience complexe et contradictoire de téléspectateur moyen nous amènent à poser la question plutôt comme suit : Quand est-ce que la télévision est porteur de connaissance et quand est-ce qu’elle devient opium ?

Le débat qui a suivi cette introduction a mis en évidence toute la difficulté des spectateurs de résister à la tentation de s’abandonner passivement parce que télévision et passivité sont liés. Néanmoins il est aussi indéniable que cette télévision nous ouvre de nouveaux horizons infiniment enrichissant sur le plan culturel et intellectuel.

Ceci dit, il reste à constater que la fin du débat s’était résolument détournée de la Télévision pour ne plus parler que d’Internet. Ce dernier semble beaucoup plus adapté au désir du « programme à la carte » que tout et chacun appelle de ses vœux. Est-ce que choix est synonyme de liberté ? Où se situent l’action et la maîtrise de son « choix » ? Ne s’agit-il pas tout simplement d’une extension de l’éternel question cruciale : En quoi suis-je maître de mon action et quelle raison aie je d’agir ?

Ursula Houziaux

15.09.2007

Expo Caroline Diem Ramet

8c13acb42286620ef7de8a88e0e1cae8.jpgVendredi 13 septembre au Café Larbaud André Leca recevait Caroline Diem Ramet Peintre et sculpteur ...la rencontre de CLBarimaj avec Caroline lors de cette expo CHAToyante nous permet de découvrir sa fascination pour ... les chats.

Fille d'un tailleur de pierre, Caroline  nous émeut  par  son  témoignage et l'hommage qu'elle rend à ce père ...témoignage qui nous laisse une "griffe" indélébile ...

Je vous invite à faire un petit détour par la rue Nicolas Larbaud  pour déguster ses oeuvres ...

Claude-Louis Berthon

Président arimaj  http://arimajblog.blogspirit.com

Un podcast sera publié prochainement ... en attendant vous pouvez visualiser la vidéo ci- dessous et  l'album Caroline Diem Ramet

 

 

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Caroline Diem Ramet
Vidéo envoyée par arimaj

10.02.2006

Café PHILO

  CAFE PHILO  


Samedi 4 Février
Café Philo à partir de 17h00

Peut-il y avoir un bénéfice à la colonisation ?!...
L’article 4 de la loi du 23 février 2004 portant reconnaissance de la Nation,
qui préconisait de reconnaître les aspects positifs de la colonisation va être rejeté...
(voir ci-dessous)



Samedi 11 Février
Café philo à partir de 17H
« Pour réussir il faut savoir se vendre !... » : vrai ou faux ?...

Le culte de la performance et de la compétitivité apparaît parfois sans limite
jusqu’à proposer d’apprendre à savoir se vendre… soi-même !...



Samedi 18 Février
Café philo-média à partir de 17H
«Médias, esprit critique, pensée autonome»

Dans un monde de bruits médiatiques et de sollicitations permanentes
quelle place reste-t-il pour le silence de la méditation ?!...
Avec le Club Audiovisuel de Vichy
(voir ci-dessous)




Samedi 25 Février
Café philo à partir de 17H
N’y a-t-il plus d’esclaves depuis l’abolition de l’esclavage ?...

.L’abolition de l’esclavage qui a été un grand pas pour l’humanité,
va être célébrée dorénavant le 10 mai, mais au-delà des cérémonies n’y a-t-il plus d’esclaves aujourd’hui ?
N’existe-t-il pas de nouvelles formes d’esclavage ?





ANALYSE



CAFE PHILO-MEDIA

avec
le CLUB AUDIOVISUEL de VICHY
clubaudio.vichy@wanadoo.fr

Dans un monde de bruits médiatiques et de sollicitations permanentes,
quelle place reste-t-il pour les réflexions personnelles,
le silence de la méditation, l’esprit critique au sens vrai du terme.
Conservons-nous notre liberté de jugement
ou sommes-nous soumis à l’influence de tous les médias et supports de communication.
Peut-on échapper à la pensée unique et aux
schémas convenus véhiculés par les médias.
Peut-on encore dire ce que l’on pense ?


Samedi 18 Février
à partir de 17h - entrée libre






CAFE PHILO - CAFE PHILO
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Pour mieux comprendre la polémique déclenchée par des juristes
plusieurs mois après le vote dans l’indifférence de la loi du 23 février 2005
et qui a abouti à sa réécriture, voici le
texte du fameux article 4 :

Loi n° 2005-158 du 23 février portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale des Français rapatriés

article 4 :

Les programmes de recherche universitaire accordent à l’histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu’elle mérite.
Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices
des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.
La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France
et à l’étranger est encouragée.
La question de la colonisation reste d’actualité et à débattre :

Samedi 4 Février
à partir de 17h
Café Larbaud
entrée libre