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24.03.2006

La Saga du REGGAE

Géographie : situation géographiquemedium_antilles-map3.jpg


Origines musicales : Tambour africains, Chants d’esclaves, Rythme & Blues Ska (mento / Calypso)


Courte histoire


Jamaïque     medium_jamica_flag.jpg

Histoire

700 av. J.-C. - Les Amérindiens Arawak s'installent en Jamaïque.
1494 - Christophe Colombe débarque sur l'île. Dans les vingt ans qui suivent, les colons espagnols débarquent à leur tour, important le sucre et les esclaves. Les Arawak vont disparaître, emportés par les mauvais traitements, les maladies et les travaux forcés.
1654 - Un contingent anglais, mal équipé et mal organisé, n'étant pas parvenu à s'emparer d'Hispaniola, s'attaque à la Jamaïque.
2002 - J.P. Patterson entame son troisième mandat de Premier ministre.
1739 - Suite à une série de rébellions, des esclaves évadés, associés aux cimarrons (esclaves espagnols affranchis), forcent les Anglais à leur accorder l'autonomie.
1830 - Les mulâtres sont affranchis.
1831 - La "Christmas rebellion", qui fait suite à plus d'un siècle de terreur, d'insurrections et de répressions sanglantes, est la plus grande révolte qu'ait connue la Jamaïque : 200 000 esclaves rasent les plantations et tuent les planteurs. Ils finissent par déposer les armes après une (fausse) promesse d'émancipation : 400 d'entre eux seront pendus, des centaines d'autres fouettés.
1er août 1834 - Le Parlement jamaïcain abolit l'esclavage.
1947 - La Jamaïque se voit accorder un statut d'autonomie virtuelle.
1962 - Suite à un référendum, elle devient indépendante.
Années 70 - Du fait des conditions sociales très difficiles que connaît le pays, une semi-guerre civile se déclenche entre les deux partis politiques, le JLP et le PNP.
1980 - Près de 700 personnes sont tuées à l'occasion des élections. La CIA ayant vu d'un très mauvais oil le rapprochement avec Cuba, le pays vit quasiment en état de siège.
1992 - L'île a retrouvé un peu de calme. J.P. Patterson devient le premier chef de gouvernement noir du pays.
1997 - J.P. Patterson entame son troisième mandat de Premier ministre

Les origines

Au départ, il y a le mento, la musique locale traditionnelle jamaïcaine. Le ska, le rocksteady et le reggae lui ont pris le jeu à contretemps de la guitare rythmique, qu’on nomme afterbeat ( un ET deux ET trois ). C’est la seule continuité existant d’une période à une autre. Les traditions folkloriques étaient très fortes, comme par exemple le tambour " nyabinghi " jamaïcain, issu des tambours burru africains.

Les masses de Jamaïque n’ont pas eu de radio avant les années 50, et la musique jouée en public était de fait très importante. Les gens écoutaient surtout la musique des bigs bands et allaient danser au bal sur du rythm and blues avec cuivres.

Un endroit, le Community Center, devient un lieu de rencontre de musiciens branchés, en particulier ces jazzmen qui constituent, dans les années 50 – 60, l’élite consciente de la Jamaïque. Le résultat de leurs bœufs faramineux prend peu à peu forme. En 1964, les jazzmen qui fréquentent le centre prennent le nom de Skatalites.

Après le ska vient le rocksteady, puis le reggae.

Du ska au rocksteady : les années 60

Le ska s’est développé en Jamaïque avec l’avènement des années 60. Ce fut la 1ère musique jamaïcaine à être reconnue sur le plan international.

Cette musique était au début à peine différenciable du rythm and blues américain. Celui - ci avait été extrêmement populaire en jamaïque, mais quand son succès commença à décliner, les gros propriétaires de sound systems ( discothèques mobiles conçues à la fin des 40’s ) produisirent leurs propres versions pour satisfaire leurs clients. Les disques étaient alors testés sur les sound systems avant leur sortie commerciale.

L’ innovation stylistique devint une condition sine qua non pour se maintenir en tête d’ une compétition devenue féroce. Le renforcement de l’afterbeat donna un schéma rythmique qui acquit rapidement un nom : Le ska. En 1962, il était déjà établit.

Son répertoire varié finit par comporter des chansons traditionnelles (menta), du gospel revivaliste et des adaptations de musique populaire latine et américaine, mélangées en un tout absolument unique. En quelques années, la Jamaïque avait développé une culture musicale populaire étonnement profonde.

Au milieu des 60’s, elle regroupait des groupes vocaux (comme les Maytals, les Wailers…), des duos et des chanteurs solos (comme Jimmy Cliff et Desmond dekker). Une autre direction était représentée par les instrumentaux ska que jouaient des groupes comme les skatalites.

A cette période, de grandes soirées favorisaient un style de danse plus calme, aux mouvements plus lents et plus subtils. Bientôt, la musique fut faite sur ce modèle, plus lente que le ska mais avec un rythme plus saccadé. La basse en particulier était plus libre, ce qui laissait de l’espace aux autres instruments et libérait le jeu des musiciens. Ce style devint connu sous le nom de rocksteady. Son rythme permettait aux chanteurs jamaïcains plus influencés par la soul d’ exploiter à fond leur capacités. Desmond Dekker atteint des sommets internationaux. La musique résista aux années, spécifiquement jamaïcaine et pourtant porteuse du message positif de la meilleure soul américiane ( Sam Cooke, the Miracles).


Le reggae : les années 70

Alors que le rock steady était détendu et sentimental, les premiers disques de reggae se caractérisaient par des rythme plus rapides, haletant et funky.

La légende veut que le producteur Clancy Eccles ait inventé le mot reggae d ‘ après le mot d’ argot de Kingston pour " trainée ", " streggae ". D’autres versions racontent que le nom vient de " ragged " ou " raggamuffin ", la musique des voyoux, des pauvres.

En Jamaïque, Bunny Lee et Lee Perry commencèrent à ralentir le rythme. Le premier fit construire à ses musiciens un rythme à effet saccadé et vacillant, idéal pour une danse du nom de skank. A la suite de leur collaboration avec le second, Bob Marley et les Wailers signèrent chez Island et entreprirent la conquête du monde. D’autres groupes vocaux ( Mighty diamonds, Culture, Gladiators…) suivirent à leur tour le même chemin, et gagnèrent encore un plus large public au reggae. Les dreadlocks devinrent un atout commercial, et beaucoup sautèrent dans le train " Natty Dreads ". La nouvelle génération de chanteurs solo comme Grégory Isaacs ou Dennis Brown parvinrent tous à allier racines et romance avec succès.

Avec du recul, deux autres innovations introduites par le développement du reggae sont sans doute toutes aussi importantes que le message culturel et " origines " transmis par Marley et ses semblables.

A / Le dub

Il serait vain de rechercher les origines de cette pratique tant elles sont diverses. Déjà à l’époque du ska, on pouvait entendre des arrangements excentriques ainsi que certains effets sur des disques. Ces techniques musicales sont pourtant, à peu de chose près, l’œuvre d’un seul homme : Osbourne Ruddock, génial électronicien plus connu sous le nom de King Tubby. Dès 70, il remixe de vieux rocksteadys, en " shuntant " (baissant) la voix la plupart du temps, privilégiant ainsi la section basse – batterie, et saupoudrant çà et là quelques instruments passés par des effets ( ex : Delay ). Le dub était né.

Jusqu’en 73, le mouvement s’amplifia et dès lors, il fut une forme artistique reconnue.

Rasta ou rastafarien : de l'amharique (éthiopien) ras correspond au titre honorifique donné au seigneur ("tète, duc") et Tafari (prénom chrétien de Haïlé Sélassié Ier). Personne se réclamant de la culture rastafari, un mouvement qui interprète la Bible de façon afrocentriste et prône une vie saine.

Le rastafarisme est avant tout une religion qui se caractérise par ses nombreux emprunts au christianisme auxquels sont ajoutés une mise en valeur de l’Afrique et particulièrement de l’Ethiopie considérée comme la terre promise et donc lieu de rapatriement de tous les rastafaris. C’est un culte messianique dont le centre est l’Empereur d’Ethiopie Haïlé Sélassié : la dernière réincarnation de Dieu sur Terre. Le prophète principal est Marcus Garvey, dont le second prénom, Mosiah, fait référence à Moïse, le prophète libérateur des Hébreux. " (Texte tiré du site Internet sur le Rastafarisme.medium_rastafari.jpeg

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Héritier de l'Empire d'Ethiopie, en fût tout d'abord le roi, en 1928, avant d'en devenir l'Empereur en 1930. Hailé était persuadé que son pays avait un rôle à jouer sur le plan international. Malheureusement, les troupes de Mussolini eurent raison de sa détermination, et, en 1935, l'Italie annexa l'Ethiopie. Hailé se réfugia en Angleterre jusqu'en 1941, puis il fût à l'origine de la création de l'O.U.A. (Organisation de l'Unité Africaine) en 1963. Mais le nombre des insatisfaits allait en grandissant, et en 1974, le peuple se révolta; s'en était fini du reigne du "roi des rois" Hailé Sélasssié. Pour les Rastas, Hailé Sélassié est plus qu'un Empereur, il est Jésus Christ, conformément à la Holy Pity, Bible rasta, et aux dires du           

prophète rasta, Marcus Garvey.


Symboles rasta :


  • Lion de Judée

  • Drapeau à trois bandes


20mn


1/ BASE BASSE BATTERIE

 

- Bass Line Sly & Robbie



- Batterie Third World S.O.P


3/ Rythmique PierPolJak - La musique


4/ Cuivres UB40 - Food for Thought


5/ Lyrics Aswad - Danger in your eyes


6/ DUB Dub Incorporation - Never More + video


Black Uhuru - Plastic Smile


Linton Kwesi Johnson

Robert Nesta Marley

naît le 6 février 1945 à St-Ann, dans la paroisse de Nine Miles. Fils d'un capitaine blanc de la marine parti une fois son forfait commis et d'une paysanne jamaïcaine noire, il découvre la difficulté d’être métisse, pris entre deux mondes qui s’ignorent. Adolescent, il quitte la campagne pour Kingston, comme beaucoup de jamaïcains que la misère poussent vers les villes. Pourtant, le travail y est rare et Bob vit à Trenchtown, sordide ghetto où se concentrent la pauvreté, le crime et la crasse, dans une promiscuité bien peu poétique au premier abord. Là, il rencontre Bunny Livingston, puis Peter Mackintosh, comme lui passionnés de musique. Peter joue un peu de guitare et les trois amis chantent les tubes de Rythm'n'Blues entendus sur les radios de Miami.

Bob Marley enregistra son premier morceau, Judge not, à 16 ans, en 1961. Une industrie musicale commençait à se développer à Kingston, de façon désordonnée. Le taux de chômage était alors de 35 %. Il venait de laisser tomber son job de soudeur. Judge Not passe inaperçu mais Bob persiste. En 1964, il forme les Wailing Wailers avec Peter Tosh et Bunny Wailer. Bientôt, ils signent un contrat avec le Studio One, le label de Clement "Coxsone" Dodd. Leur premier titre, Simmer Down, sera le tube de 1961 en Jamaïque. Devenus les Wailers, ils travaillent avec Leslie Kong, puis avec Lee "Scratch" Perry. A chaque fois la collaboration est fructueuse sur le plan artistique mais décevante sur le plan financier. En Jamaïque, les droits d’auteurs ne signifient pas grand chose, et même les chanteurs à succès ne parviennent pas, alors, à vivre de leur production. Les Wailers ne perçoivent que très peu d'argent tout en étant d'énormes vedettes locales. Cheveux courts, costumes chics, les Wailers jouent du ska et du Rock Steady. La compétition, alors, est rude. Pour beaucoup de jeunes du ghetto, la musique constitue un espoir de sortir de la misère. En 1971, la chanson Trenchtown Rock cartonne dans toute l'île.



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